Département de l’Ariège, Arrondissement de Pamiers, canton de Mirepoix


Altitude : 276 / 462 m

Longitude : 1° 52’ 25’’ E

Latitude : 43° 05’ 20’’ N

(Carte: Conseil Général de l’Ariège)


Surface
 : 4728 ha


Démographie :

1806 : 3510

1851 : 4476

1856 : 4326

1901 : 3368

1921 : 3261

1946 : 3030

1968 : 3255

1982 : 3137

1999 : 3064

2006: 3060

« Mirapeish »

(J.M. Durand : « Le nom primitif était « Mirum Podium »)

Nom des habitants : Mirapiciens et Mirapiciennes


Approches historiques :

L’histoire de la bastide qu’est Mirepoix étant très riche, tentons de donner quelques repères:

Devait exister à l’époque romaine : monnaies et  poteries retrouvées

Sur le site des Olivettes, des fouilles entre « Le Foulon » et « La Mato de l’Agréou » ont été menées. Elles ont décelé une occupation entre le 1er siècle avant notre ère et la fin du Bas-Empire romain (Vème siècle) sur 3 niveaux d’habitats et d’aménagements gallo-romains


960 : 1ére mention du château de Mirepoix

971: charte concernant la vente d’une vigne à un manant, sous serment.

Rien de précis avant 1062 : hommages par les co-seigneurs tantôt aux vicomtes de Carcassonne, tantôt aux comtes de Foix

Cependant, Claudine Pailhès dans « Le comté de Foix, un pays et des hommes« , à la page 114, écrit: « Les seigneurs d’origine, ceux qui avaient donné leur château alleutier au comte de Carcassonne en 1063, étaient les Bathala. … Une autre famille porta le nom de Mirepoix, celle des Arnaud Roger et des Pierre Roger qui allaient s’illustrer dans l’histoire du catharisme »

1084 : Hommage de Arnaud de Bellisen pour le château de Mirepoix à la Comtesse Ermegarde fille de la Comtesse Mengarde (HGL).

1104 : Roger 1er de Bellissen, seigneur de Mirepoix, meurt à Jérusalem durant la 1ére croisade où il avait accompagné Roger II, comte de Foix. Par sa petite fille, Séréna, Arhon 1er de Château Verdun, son époux, devient co-seigneur de Mirepoix.

1126 : Dans la mouvance des vicomtes de Carcassonne, Mirepoix bascule du coté de la Maison de Foix

1150 : testament du vicomte de Carcassonne (A.N., l et J, c 322): « J’ordonne à Raymond-Trencavel, mon frère, de rendre au comte de Foix, avec lequel j’ai été en contestation, quelques villages, à la charge que ce dernier lui paiera la somme de sept mille sols melgoriens, pour laquelle il les avait engagés, et lui fera justice, au sujet du château de Mirepoix, qu’il me retient injustement »

1206 : on y dénombre 50 « maisons » tenues par des hérétiques ; concile qui aurait rassemblé 600 participants ;  C’est dans le château de Mirepoix que se réunit le synode qui décida la construction de Monségur (Duclos)

20 mai 1207 : Coutumes et privilèges accordés aux habitants de Mirepoix par Pierre Roger de Mirepoix et 34 coseigneurs, en présence de Raymond-Roger de Foix

A ce sujet, Cl. Pailhès dans « Le comté de Foix, un pays et des hommes » (P. 154) fait la remarque suivante:

 » La charte de Mirepoix de 1207 fut sans doute rendue nécessaire par la situation confusion qui devait découler de l’existence de 35 coseigneurs; peut-être aussi fut-elle encouragée par Raimond Roger de Foix, qui l’approuva solennellement, désireux de s’attacher une population depuis relativement peu dans sa mouvance. »

1209 : 22 septembre : Prise de Mirepoix par les croisés de Simon de Montfort le jour de la saint Maurice. Dès lors, la coutume de Paris s’appliquait à la seigneurie de Mirepoix

1er Décembre 1212 : Guy de Lévis reçoit de Simon de Montfort un domaine (environ 200 Km2) dont Mirepoix est le siège

1216 : Gui de Lévis appelle les Cordeliers à Mirepoix

1222 : Raymond Roger, comte de Foix, assiége Mirepoix ; mais les troupes du roi Louis VIII la reprend

1223 : Pierre Roger de Bellisen est tué au siége de Fanjeaux


1229 : le traité de Paris
ratifie la confiscation des biens des seigneurs de Mirepoix au profit de Guy de Lévis (la Terre du Maréchal). Ces terres (constituées par les villes de Mirepoix, Laroque d’Olmes, Dun, Lagarde, Montségur et Lavelanet) relèvent directement de la Couronne

1264 : les « frères prêcheurs » dominicains se rendent à Mirepoix contre les hérétiques

1272 : les franciscains « Cordeliers » s’installent à Mirepoix

5 janvier 1274 : Guy III donne aux habitants de Mirepoix le droit d’élire des Consuls, renouvelables tous les ans (quatre consuls et quinze conseillers)

1289 (16 ou 18 juin): La ville qui était sur la rive droite, dans le lit majeur de l’Hers, entre la zone où il déplace ses moindres méandres et le pied des coteaux couronnés par le château de Terride est détruite par la crue de l’Hers.

1289 : 27-28 juin : concession par Gui de Lévis III aux consuls de cent sétérées de terre sur la rive gauche de l’Hers pour y bâtir une ville nouvelle. Ratification par l’assemblée des habitants.

6 mai 1298 : Jean de Lévis pose la première pierre de la future cathédrale ; Dédicace de l’église.

1299 : Après la mort de Guy III, partage entre ses fils. Ainsi Lagarde et Montségur deviennent seigneuries indépendantes

Vers 1300, une abbaye de femmes, ND de Beaulieu, affiliée à l’ordre de Citeaux, s’installe à Mirepoix Voir http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5658956s.image.f7.pagination : « L’abbaye de ND de Beaulieu. Ordre de Cîteaux à Mirepoix », par Robert F., 1909

1316 : Jean de Lévis transfère le couvent des Trinitaires à l’intérieur de la ville ; les bâtiments de l’ancien collège, rue Vidal Lablache, occupent son emplacement.


1317 : Création de l’évêché
de Mirepoix. Le pape Jean XXII établit l’évêché dans l’église du prieuré de Saint Maurice. Il lui assigna 150 paroisses, prises dans les diocèses de Toulouse et de Pamiers

17 février 1318 : Raymond d’Athon, abbé de l’abbaye Saint-Sernin de Toulouse, est le premier évêque du diocèse de Mirepoix

1319 : la ville compte 2200 feux

25 novembre 1329 : Léran est détaché et devient seigneurie indépendante

1343-1349 : Construction du chœur de la cathédrale

1348 : Peste noire

1362 : Incendie de l’ouest et du sud de la ville par les routiers : destruction du monastère qui venait d’être fondé par Constance de Foix, veuve du seigneur Jean de Lévis 1er ; migrations des habitants


1364, on entreprit de fortifier
autour de la place et de la cathédrale un rectangle d’environ 275 m sur 170. Il fut entouré d’un mur, dans lequel étaient percées 4 portes, aux quatre points cardinaux.

1375 : Le comte d’Armagnac s’établi au château de Mirepoix ; Fébus s’en empara en 1380 et occupa la seigneurie avant d’imposer un accord onéreux

27 juillet 1390 : paréage entre le roi de France et la seigneurie de Mirepoix : partage de l’administration, de la justice, des droits et bénéfices contre 3000 livres (supprimé le 14 juin 1652)

1405-1423 : reprise des travaux de la cathédrale. Construction d’un faux transept et d’un cloître

1417 : Reprise des travaux de fortification : il est proposé de faire les fossés (murs démolis et fossés comblés du 16 au 18ème : il ne reste que la porte d’Aval). Le ruisseau appelé le Coutirou est détourné ; Retour des émigrés. La ville compte 1417 feux

1479 : achèvement de l’enceinte. Développement des faubourgs.

1497 : Nomination de l’évêque Philippe de Lévis. Reprise des travaux de la cathédrale

1500 : Les consuls pourront bâtir leur maison sur le solier de la maison de Justice

6 mai 1500 : Rétablissement du paréage de Mirepoix


1506
 : Nouvelle consécration de la cathédrale : clocher, nouveau porche, fenêtres gothiques. Construction d’un nouveau palais épiscopal.

1537 : Mort de Philippe de Lévis

5 janvier 1615 : Construction de l’orgue primitif

1653 : La crue de l’Hers qui avait détruit le cimetière et l’église dédiée à saint Michel (situés à 100 m en amont du pont actuel) : Anne d’Escala, veuve de Louis Labalme, conseiller du roi, offrit de faire construire une église à ses frais (terminée en 1662) : église dédiée aux Trinitaires (au cimetière)

14 août 1655, les consuls achètent une maison pour en faire l’Hôtel de Ville

17 juin 1661 : Monseigneur de Lévis Ventadour, évêque de Mirepoix, décide de faire construire un séminaire (transféré à Mazères en 1682)

1664 : Incendie de l’angle du Grand Couvert

1680 : commencement de la démolition des remparts ; les fossés seront comblés

1731 : réfection du mur de la cathédrale qui est repavée.

1756-1757 : Achèvement du comblement des fossés. Les cours sont plantés d’ormeaux.

1775 : la foudre tombe sur le clocher. Les cloches sont descendues. Elles seront fondues en 1793

A partir de 1776 : construction du pont de Mirepoix

1789 : Louis Marie François Gaston de Lévis et de Léran s’oppose aux états généraux de 1789 à Versailles. En octobre 1789 il se réfugie à Rome. Il fait donation à son fils aîné Charles Philibert de Lévis comte de Mirepoix. Celui ci sera arrêté, puis condamné à être guillotiné par les tribunaux révolutionnaires le 8 prairial an II.

En 1790, Mirepoix est chef lieu de district et comprend : Le Carla le Comte (Carla Bayle), Daumazan, Le Mas d’Azil, Mazères, Mirepoix, Pamiers, Laroque d’Olmes, Saint Ybars, Saverdun et Varilhes.

En 1791, des communes de l’Aude sont rattachées à l’Ariège (district de Mirepoix) : Léran, Le Peyrat, La Bastide, Montbel et Villaret, Camon, Belloc, Régat, Aigues-Vives, Limbrassac, Pradettes, Tabre, Esclagne, Saint-Quentin. Enfin, Dun et Saint-Martin d’Engraviès sont réunis au canton de Mirepoix

Sous le 1er Empire, foires du 17 janvier, lendemain du 2éme dimanche après Pâques, jeudi après la Pentecôte, 26 septembre, 21 novembre : Bestiaux (bœufs, chevaux, cochons, bêtes à laine), planches de sapins, bois de construction, volailles et graines

1840 : Élevage des vers à soie : 10 000 pieds de mûriers sont cultivés chez le pépiniériste Mr Combes de Mirepoix


1858 et 1859
 : restauration de la cathédrale sous la direction des services de Viollet le Duc

12 novembre 1891 : inauguration des orgues

La voie ferrée Moulin-Neuf à Pamiers (33 km) desservait les gares de Moulin-Neuf, Mirepoix, Coutens, Rieucros, Les Pujols, Saint Amadou, Le Carlaret

15 au 16 février 1914 : incendie qui ravage une partie des couverts

1967 : l’enlèvement d’un vieux parquet dans l’ancienne tribune épiscopale de la cathédrale de Mirepoix amena la découverte d’un pavage composé de carreau de faïence peinte dont le motif  principal, un labyrinthe de 60 cm de côté, portrait d’un minotaure. Datation : 1530

1994-1996 : restauration de la cathédrale

NB : La commune de Mirepoix faisait partie en 1801 de l’arrondissement de Pamiers, puis passera à celui de Foix en 1926 avant de revenir à celui de Pamiers en 1942

Patrimoine :

NB: Le document le plus ancien conservé aux Archives Départementales de l’Ariège concerne la vente d’une vigne près de Mirepoix: il date de 970…

Cathédrale : Cet édifice a mis 6 siècles avant d’être achevé. C’est le 6 mai 1298 que Jean de Lévis posa la première pierre. Flèche à 8 pans dont les arêtes s’ornent de crochets, à 63,50 m du sol ; chœur construit en 1349 ; au 19ème la charpente était apparente. On fit la voûte entre 1861 et 1867 ; la nef est élargie de 3,30 m en 1860 (pour la porter à 21,40 m) devenant, ainsi, la plus large de France. Clef de voûte de la cathédrale : saint Dominique. Labyrinthe de la chapelle Sainte-Agathe : on y devine au centre le mot de Minotaure

Le clocher : Réalisé à la demande de Philippe de Lévis (1497-1537), il a été achevé en 1506

 

Ancienne cathédrale Saint Maurice

« La petite ville de Mirepoix avait été construite sur la rive gauche de l’Hers, à l’ouest de la ville actuelle, mais, détruite vers l’an 1000 par les Goths, elle fut installée sur la rive droite au pied du château fort. Elle était placée sous le vocable de Saint Maurice et de ses compagnons depuis la prise de Mirepoix par les armées de Simon de MONTFORT (*v. 1160/+1218), le 22 septembre 1209, jour de la fête de Saint Maurice. Elle disparut entièrement le 16 juin 1289 par l’effet d’une inondation. Les survi­vants de ce cataclysme obtinrent du seigneur de Mirepoix une terre sur la rive gauche, en lisière de la forêt de Plénefage, et bâtirent une nouvelle ville autour d’un prieuré bénédictin qui avait essaimé de l’abbaye de Saint Victor à Marseille dès le X° siècle, et dont l’église servit de lieu de culte pour la population. La chapelle du prieuré étant trop étroite pour contenir une popula­tion rapidement accrue, il fallut l’agrandir. Divers matériaux de l’église détruite de la rive droite servirent à l’édification de la nouvelle église, de style gothique, qui conserva le même vocable et fut inau­gurée le 6 mai 1298. Elle comptait huit chapelles et avait été élevée grâce aux soins du seigneur Jean de LÉVIS et de sa femme Constance de FOIX. 

En 1317, le pape Jean XXII (1316/1334) créa sept nouveaux évêchés, dont celui de Mirepoix et la ville, qui comptait 8000 habitants, en devint le siège. L’église prit rang de cathédrale, d’où la nécessité de disposer d’un chœur pour les chanoines et d’un plus grand sanctuaire.  L’évêque Jacques FOURNIER (1326/1327) avait ordonné les travaux, mais élu pape sous le nom de BENOIT XII (1334/1342), il quitta Mirepoix pour Avignon où il fit construire le Palais des Papes par Pierre PEISSON, archi­tecte de Mirepoix.

Le plan de la nouvelle église fut grandiose et les travaux commencèrent en 1343. Ils se poursuivirent si longtemps que la cathédrale ne fut ter­minée qu’en 1865. La ville fut incendiée par les Routiers de Jean PETIT en 1363 et la cathédrale ruinée, mais les cinq chapelles rayonnantes étaient déjà construites. C’est Philippe de LÉVIS, nommé évêque en 1497, qui entreprit de relever les ruines de la cathédrale dans laquelle les bêtes venaient paître. Il en fit l’église actuelle. Les guerres dites de Religion interrompirent les travaux, mais l’église ne subit aucun dommage. La toiture dut réparée en 1732 et le pavage de la nef fut refait.

En 1789, l’église fut pillée, ornements et statues furent enlevés. Ce ne fut que vers 1860 qu’elle fut restaurée, sur les plans de VIOLLET-LE-DUC et la voûte fut enfin cons­truite sur une reprise des murs du chœur et de la nef. En 1890 cependant, l’église, ayant cessé d’être cathé­drale par disparition de l’évêché en 1790, le curé cha­noine élargit les fenêtres, installa les orgues, créa la chapelle des fonts baptismaux qui empiète dans la cour du palais épiscopal  voisin, lui-même édifié par Philippe DE LÉVIS.

L’église est bâtie en grès du pays. Elle a une seule nef, accostée de chapelles comprises entre les contreforts, suivant le plan des églises toulousaines. Cette nef est la plus large des églises méridionales, puisqu’elle dépasse avec ses 21,60 m, celle de Saint Vincent de Carcassonne qui mesure 20,26 m. Seule la cathédrale de Gérone en Catalogne atteint 22 m en une seule nef.  

Elle comprend cinq travées. Les deux premières sont occupées par le porche qui s’ouvre au nord vers la ville et par le rez-de-chaussée du clocher. Les deux chapelles suivantes sont éclairées par des fenêtres étroites et longues ; l’appareil plus grand indique, au-dehors, les reprises du XVI° siècle. La quatrième travée devait être prévue pour recevoir un transept, elle est occupée par deux étages de salles dont les supérieures s’ouvrent sur la nef, la partie inférieure, aveugle, compromet l’équilibre de ce vaste vaisseau ajouré. Le vaste chœur polygonal du XIII° siècle comprend une travée et cinq chapelles rayonnantes. Les figures des clefs de voûte indiquent les anciens vocables des treize chapelles, dont, à part celle de Saint Maurice, l’attribution a été modifiée. Méritent particulièrement l’attention celle de Saint Gaudéric, saint qui fut en grande dévotion dans le diocèse et jusqu’en Roussillon, et celle de Sainte Agathe : au sol petit labyrinthe en carreaux vernissés. Au-dessus du porche, nous observons la tribune personnelle de Philippe De LÉVIS. Les piliers ronds du chœur et des deux premières chapelles avec leurs bases caractéristiques sont plus soignés que ceux de la nef. 

L’évêque Philippe de LÉVIS fit dresser en 1506 la flèche du clocher qui fait la renommée de l’ancienne cathédrale de Mirepoix. Ce clocher est composé de deux étages carrés maintenus aux angles par des contreforts au-dessus desquels s’élèvent deux étages octogones éclairés sur chaque face par des fenêtres à meneaux. Au-dessus du dernier octogone, la flèche très aiguë – ceci afin de compenser l’absence de tambour – et à huit faces, porte à soixante mètres la croix terminale. Ses arêtes sont ornées de crochets qui adoucissent la sécheresse des lignes. 

Il reste peu de choses des innombrables richesses qui avaient été accumulées dans la cathédrale : ont disparu ses vitraux du XV° siècle, les pierres tombales de ses évêques, l’autel de marbre rouge donné par l’évêque Pierre de DONAUD (1587/1630) et les statues de pierre du XVI° siècle. Subsistent de nombreuses statues en bois doré du XVIII° siècle, quelques toiles-peintes des XVII° et XVIII°, un tabernacle en marbre du XV°, une table d’autel et son support en pierre sculptée du XV° à la seconde chapelle à gauche.

Une porte Renaissance en belle pierre sculptée, laissée longtemps au porche du clocher, a été remployée récemment à la porte de l’abside. »

(Cl. Aliquot, conservateur des Antiquités et Objets d’Art de l’Ariège, Docteur en Histoire)


Complément par Mme Pradalier-Schlumberger
:

Commémoration du centenaire du classement de l’église cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix comme monument historique (Dimanche 25 mars 2007):

« 22 mars 1907 – 22 mars 2007

Le 22 mars 1907 ont été classées monuments historiques trois églises du département: l’église Saint-Julien d’Axiat, l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Verges, et l’église cathédrale Saint-Maurice de Mirepoix.

*

C’est en présence de Mme Ettori, conseiller général, de M. Cazanave, maire, de M. Augot, architecte des Bâtiments de France, de M. Aliquot, conservateur des antiquités religieuses de l’Ariège, de Mme Quillien, premier adjoint, de M. Lagarde, directeur de l’office de tourisme, et d’une grande assemblée de Mirapiciens, que s’est déroulée la commémoration de ce centenaire.

Le projet était de rassembler dans l’église cathédrale tous ceux à qui elle tient à coeur, tant du point de vue religieux que patrimonial. C’est la raison pour laquelle il fut soutenu et encouragé par les autorités civiles et religieuses, ainsi que les responsables de la préservation du patrimoine et de l’architecture. 

*

Mme Michèle Pradalier-Schlumberger, présidente de la Société archéologique du Midi de la France, avait accepté dès le début du projet de faire la présentation historique de l’église cathédrale. Elle la connaît dans ses moindres détails, ayant travaillé à maintes reprises sur ce monument, et notamment sur les clés de voûte que nous connaissons mieux grâce à elle.

Sa présentation, limpide et synthétique, permit de suivre l’évolution de ce bâtiment, complexe, depuis les origines, et montra que loin d’être une église à l’architecture homogène, elle était en réalité faite de cinq églises successives.

Église paroissiale lors de la reconstruction de Mirepoix après l’inondation de 1289, elle se compose en 1298 d’une nef et de huit chapelles.

  Lors de la création du diocèse de Mirepoix par le pape cadurcien Jean XXII en 1317, elle devint donc cathédrale. Le premier véritable évêque bâtisseur fut Pierre de Lapérarède, dominicain ami du pape Jean XXII. La cathédrale présente alors un immense chevet bordé de chapelles rayonnantes. Peut-être l’architecte mirapicien Pierre Poisson, qui travailla au Palais Vieux des Papes en Avignon, joua-t-il un rôle dans ces travaux, mais nulle preuve ne l’atteste.

  La Guerre de Cent Ans et la peste noire interrompirent ensuite les travaux, comme dans tout le midi toulousain, et ce n’est qu’au début du XVe siècle que l’évêque Guillaume du Puy projeta un transept, qui ne fut jamais réalisé, laissant en place un faux-transept.

  Philippe de Lévis, entreprit de grands travaux au début du XVIe siècle, apposant des arcs doubleaux diaphragmes, une charpente (sur une nef en bien piteux état, selon les documents d’archives), érigeant un clocher, de même qu’à son abbaye de La Grasse, et faisant construire le palais épiscopal, le porche d’entrée de style gothique flamboyant et la chapelle Sainte-Agathe, avec le maçon Georges Terret.

  Au XIXe siècle, selon la description du baron de Guilhermy, l’église cathédrale de Mirepoix est très étrange, dissymétrique, avec une nef désaxée, et les restes du cloître de Guillaume du Puy.

Ce sont les travaux de 1857 qui lui ont donné son aspect actuel, sous l’égide de Viollet-le-Duc, avec les architectes Coma et Cals. Il fallait régulariser et élargir la nef dans le prolongement du chevet, et pour cela, le mur sud fut repoussé et engloba le clocher. De cette époque datent les ouvertures circulaires ornées de vitraux, rappelant l’église Saint-Michel de Carcassonne.

Le XIXe siècle s’appliqua toutefois à respecter l’esprit du XIVe siècle.

Répondant à des questions, Mme Pradalier-Schlumberger souligna l’importance des clés de voûte de trois des chapelles rayonnantes, celles représentant saint Michel, la Vierge à l’Enfant et saint Dominique, toutes trois attribuées au maître de Rieux, sculpteur toulousain dont le véritable nom était Pierre de Saint-Emilion. Elle précisa encore l’importance et la qualité du pavement de la chapelle épiscopale, mais il aurait fallu bien plus de temps pour rendre grâce à toutes les beautés que contient l’église cathédrale de Mirepoix! »

(Compte-rendu de la conférence de Mme Michèle Pradalier-Schlumberger réalisé par
Martine Rouche
)

*

Maison des consuls : (XVème siècle) Poutre de 12,75 m et épaisse de 0,63 ; 104 sculptures ; Servait à la fois de tribunal, de salle de conseil et de prison.

                          

La Porte d’Aval : 1372


Les couverts
 et maisons à colombages: Chaque poteau est espacé de 3, 70 mètres. A l’ouest du Grand couvert, un écusson porte la date de 1573

La tour près de la porte d’Aval est celle de Charles de Montfaucon, seigneur de Rogles (milieu du 16ème). Ancienne tour de guet de la porte d’Aval (aujourd’hui propriété privée)


Église des Trinitaires :
(au cimetière). ordre créé par Jean de Matha et Félix de Valois avec pour mission le rachat des captifs retenus par les Barbaresques, l’enseignement et les soins (devenu ordre hospitalier) ; 4 tableaux et retable du 17éme (peintures des saints médecins : st Come et st Damien ; st Marc, st Roch et st Hubert)

Palais épiscopal (début 16ème) : Georges Terret, maître de l’œuvre ; adossé à la cathédrale, bâti par l’évêque Philippe de Lévis (les cheminées ont été démontées au 19ème).

Mausolée du maréchal Clauzel (Au cimetière)

Les pierres du pont (7 arches) proviennent des carrières de la Bastide de Boussignac ; Longueur du pont : 206 m (construit entre 1776 et 1789). Œuvre de Jean-Rodolphe Perronet (1708-1794)

(restauration fin 2006)

Maisons d’illustres personnages : du Maréchal Clauzel, de l’astronome Vidal, Porcher, du docteur Vigarozy, Hôtel de Montfaucon, Malroc, des Lévis…

Sous les couverts: voir carte de l’Ariège peinte au plafond; écusson maçonnique, etc…

Dans les faubourgs : Le chêne vert (âgé de 800 ans) ; la fontaine des Cordeliers (17ème, privée) ; le château de Terride….

Près de Mirepoix, l’église de Mazerettes : Ancien prieuré, des fresques du XIV et XVèmes siècles y ont été découvertes en 1998

Statue en pierre sur la place:  «un soldat harnaché, debout, grièvement blessé, la tête retombant vers l’arrière, à ses pieds une femme debout en pleurs». Auteur: Evariste Jonchères, 1920. (Monument Historique depuis le 6 août 2007)

Divers :

5 évêques de Mirepoix furent élevés au cardinalat :

. Jacques Fournier, cardinal, appelé le cardinal blanc, parque qu’il ne voulut jamais quitter la robe blanche du cistercien (devenu pape sous le nom de Benoît XII)

.  Guillaume d’Estouteville, cardinal au titre de Saint-Martin du Mont, évêque de Mirepoix de 1431 à 1433

. David Bethon de Balfour, écossais, cardinal au titre de Saint Etienne du Mont Célius, évêque de Mirepoix en décembre 1537, puis légat du pape en Écosse, où il fut massacré par les Huguenots, le 29 mai 1516

.  Innocent de Mont, neveu de Jules III, qui le nomme évêque de Mirepoix en 1553 ; mais Paul IV l’obligea à se démettre

.  Jean Suavius, cardinal en titre de Saint Jean devant la Porte Latine, évêque de Mirepoix d’avril 155 à 1560

– Le château de Terride : Le château de Mirepoix, qui avait été pris par Simon de Montfort et donné par lui en 1209 à Guy de Lévis, prit le nom de Terride au XVIème, par suite d’une des conventions du maréchal conclu en 1563 entre Jean de Lévis et Catherine-Ursule de Lomagne, qui lui apporta en dot la baronnie de Terride en Gimois (Tarn et Garonne, où se trouve le château de Terride, sur la commune de La Bourgade).

Ancien couvent des Dames de Beaulieu  (près de l’actuel immeuble de la communauté de communes).

Bail du retable de la chapelle Saint Michel (6 mai 1686) : ADA, 5 E 3668, P. 87 :

« J.Jacques Puvant, maître sculpteur de la ville de Carcassonne accepte de faire un retable à l’autel de la chapelle St Michel… de la largeur de la dite chapelle et formera le corps dudit autel par deux colonnes torses garnies de feuilles de rose, vue de chaque côté ; il faira le quadre du tableau en feuillage ; et au milieu de la colonne et à la place du tableau, il faira une basse taille reproduisant le purgatoire. Il faira le corps du haut dudit retable conforme au dessin dudit retable et de la dite basse taille qui a été paraphé… par les Sr Audiran et Tailhofer,… toutes les corniches ornementées et aux choses nécessaires jusque à la perfection dudit retable ; il… faire au corps d’un haut dudit retable une figure de Saint Michel tenant la balance à la main ; de fournir tout le bois qui faudra…. » (Tailhofer, prêtre)


– Armorial (1697
) :

De Gueules, à un poisson d’or, posé en fasce, et un chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or

Ville : D’azur, à un poisson (truite) d’argent, posé en fasce, et un chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d’or (Baudot et Gastelier de Latour)

Chapitre de l’Église cathédrale : D’azur, à trois poissons d’argent, posé en fasce l’un sur l’autre

NB:  Quelques auteurs pensent que Mirepoix était jadis la capitale des Tascodunitani dont parle Pline…


Pour en savoir plus…


Dans les BSA:

Taillefer F : « Mirepoix la médiévale » BSA 1998

Deloume L : « Le paréage de Mirepoix » in BSA 1931

Palustre Léon : « Les Antiphonaires de Mirepoix » , in BSA 1886

Lahondes : « Les diocèses de Mirepoix et de Rieux sous Louis XIV » in BSA 1887

Pasquier F : « Troubles à Mirepoix les 28,29,30 août 1792 », in BSA 1903 et 1904

Paradalier Sclumberger : « Le décor sculpté de la cathédrale de Mirepoix », in BSA 1974

Tollon Bruno : « Le palais épiscopal de Mirepoix à la lumière d’un nouveau document », in BSA 1974

Briois F : « L’histoire de l’occupation du sol dans la région de Mirepoix (XI-XV°) » in BSA 1985

Cazanave J : « L’ordinateur au service de l’histoire sociale : la population de Mirepoix à l’époque de la Révolution » in BSA 1991

Taillefer F : « Mirepoix la Médiévale ou l’histoire comme marchandise », in BSA 1998

Cazanave J : « L’affrontement politique à Mirepoix de 1788 à 1799 », in BSA 1999

Baylé J : « L’industrie dans la région de Mirepoix au XVI° », in BSA 1999

« Foires et marchés de Mirepoix depuis le 16ème » : BSA 1902

« Troubles à Mirepoix les 28, 29, 30 août 1792 » : BSA 1903 et 1904

 « Un mirapicien, architecte du palais des papes en Avignon » : BSA 1922

Arnaud G : « Documents inédits sur J.B. Clauzel, député de l’Ariège… », in BSA 1897

Laval E : « Un apôtre de la colonisation de l’Algérie : le maréchal Clauzel », in BSA 1930

Terrenq R. : « La mission de J.B. Clauzel à Toulouse (29 th. An III-4 brum. A IV), in BSA 1930

Ferran E: “Le chapitre cathédral de Mirepoix (1318-1790)”, in BSA 1901

Gadrat F. : « Le cartulaire de Mirepoix (compte rendu des travaux de F. Pasquier) », in BSA 1922

Pasquier F : « Evêques et seigneurs à Mirepoix au XVII° », in BSA 1927

Gardes A : « Un épisode de la Révolution à Mirepoix (1791-1798) », BSA 1912

« Documents inédits sur J.Baptiste Clauzel » : BSA 1897

Les antiphonaires de Mirepoix : BSA 1886

Bibliographie:« Histoire et patrimoine en Pays de Mirepoix » (1999). Office du tourisme de Mirepoix (P. 206 à 218)

Martin Georges: « Histoire et généalogie de la Maison de Lévis », 2007

Builles : « La cathédrale de Mirepoix », in Études historiques et archéologiques, 1943

Descuns F : « Histoire de Mirepoix », 1902, Paris, Res Universis

Leblanc G : « Le labyrinthe de la cathédrale de Mirepoix », in Mémoire de la Société Archéologique du Midi de la France, 1971

Leblanc G : « La bastide de Mirepoix », Congrès Archéologique des Pays de l’Aude, Paris, 1973

Leblanc G : « La Maison des Consuls de Mirepoix », in Mémoire de la Société Archéologique du Midi de la France

Leblanc G : « Histoire d’une cathédrale : Saint Maurice de Mirepoix », in Mémoire de la Société Archéologique du Midi de la France, 1974-1975

Olive J.L. : « La Révolution à Mirepoix »

Olive J.L. : « Mirepoix et sa seigneurie »

Taillefer F : « Aux origines de Pamiers et de Mirepoix : un accident fluvial », in Pyrénées Ariégeoises, 1983

Taillefer F : « L’Ariège et l’Andorre » Privat 1985

Tollon B : « Le palais épiscopal de Mirepoix », Congrès Archéologique de France, 1973

Vézian J : « Carnets ariégeois, réunis et présentés par O. de Marliave », in Annales Pyrénéennes

Decap : « Régents et régentes de Mirepoix aux XVII et XVIIIèmes siècles », 1912

Lahondes J. de : « Notes sur le diocèse de Mirepoix, d’après les registres du chapitre cathédral », 1893, in Semaine Catholique Pamiers

Pasquier F. : « Le duc de Lévis-Mirepoix, mort le 10 mai 1915 » , 1916 in Annales du Midi

Pasquier F. : « Cartulaire de Mirepoix (XII-XVIème siècle) », 1921

Robert (abbé) : « Notice historique sur les évêques de Mirepoix », 1910

« Actes du colloque du septième centenaire du diocèse de Pamiers » (Société Historique et Archéologique de Pamiers et de Basse-Ariège)

Baby : « Un grand précurseur ariégeois : le maréchal Clauzel colonisateur », 1938

Georges Subreville : « Mirepoix en 1836. Une petite ville de la Basse-Ariège sous la monarchie de Juillet », Revue de Comminges et des Pyrénées Centrales, 2001

« Un grand précurseur ariégeois : le maréchal Clauzel colonisateur » : Baby (1938)

Sur le pont de Mirepoix: Journal de l’Ariège du vendredi 28 juillet 2006

« Les livres liturgiques de Philippe de Lévis, évêque de mirepoix de 1497 à 1537 », J. Bayle dans Mémoires de la Société archéologique du Midi de la France, 2003 et dans Midi Pyrénées Patrimoine n°8


Quelques références en archives :

Hommage des seigneurs de Mirepoix au comte de Foix, 1159 : (HGL, V, c. 1227)

Serment des seigneurs de Mirepoix, 1223 : HGL, c 767-768

Projet d’établissement à Mirepoix d’une manufacture de draps fins pour l’Espagne, le Portugal et l’Italie, 1749-1750: AD Hérault, C 2159

Exportation de jayet d’Espagne en France par le diocèse de Mirepoix, 1784, 1785: AD Hérault, C 2729

Testament du marquis de Mirepoix, Jean Baptiste de Lévis de Lomagne : 8 septembre 1687 : ADA, 5 E 3668, P. 137

Bail du retable de la chapelle Saint Eloi (Mirepoix) : ADA, 5 E 3668, P. 159 à J.J. Pavant, maître sculpteur de Carcassonne

Bail de la réparation du pont de Mirepoix (mars et mai 1689) : ADA, 5 E 3669, P. 40, 69, 70

Bail à jouer l’orgue du chapitre à Pierre Bausil, chirurgien et organiste : ADA, 5 E 3668, P. 179

Ordonnance de visite de la cathédrale, 14 mars 1659 : G 264, n° 32

Visite de l’évêque à la cathédrale, 23 février, 2 mars1691 : G 248 f° 168

Couvert de la cathédrale, 1699 : G 249 f° 97

Embellissement du retable de la chapelle Saint Gaudéric, 1701 : G 249 f° 149

Retables des chapelles Sainte Catherine et Saint Michel, 1703 : G 249 f° 191

Couvert de la cathédrale, 1704 : G 249 f° 208

Retable de la chapelle Sainte Catherine (bail de la fabrication) : G 249 f° 233

Réparations à la maîtrise et au chœur de la cathédrale, 1712 : G 249 f° 363

Versement par l’archevêque de Bordeaux, ancien évêque de Mirepoix, d’une somme de 2000 livres pour servir à l’achat d’une chapelle, 1730 : G 251 f° 69

Muraille à construire au dessus des chapelles de l’église cathédrale, 1732 : G 251 f° 107

Bail de la réparation aux chapelles de l’église cathédrale, 1732 : G251 f° 114

Réparation au mur de l’église qui donne sur le jardin de l’évêché, 1738 : G 251 f° 218

Réparations au clocher et à la muraille de l’église cathédrale ; 1739 : G 251 f° 242

Procès verbal de visite de l’église cathédrale, 2 mai 1744 : G 252 f° 7

Restitution à l’horloger de la nouvelle horloge du clocher en janvier 1757 : G 252 f° 167

Réparations aux cloches, 15 mai 1615 : G 247 f° 87

Compromis pour la refonte des cloches : G 248 f° 122

Proposition pour la refonte des cloches, 1699 : G 249 f° 100

Passation du bail de la refonte des cloches, 1710 : G 249 f° 328

Orgues :

Devis des orgues de la cathédrale : G 264, n° 33 et 34

Construction de l’orgue, 5 janvier 1615 : G 247 f° 74

Réparations à l’orgue, janvier 1618 : G 247 f° 275

Réparations à l’orgue, 1693 : G 248 f° 215

Réparations aux orgues du chapitre, 1739 : G 251 f° 256

Réparations aux orgues du chapitre, 1742 : G 251 f°262

Vente de la soufflerie de l’orgue, 1765 : G 252 f° 246

Construction de murailles à pierre et chaux au dessus des chapelles de l’église cathédrale (1732) : G 251 (fol 107)

Réparations au mur de l’église qui donne sur le jardin de l’évêché (1738) : G 251 (fol 218)

Réparations au clocher et à la muraille de l’église cathédrale (1740) : G 251 (fol 242)

Leudataire de Mirepoix (cartulaire de Mirepoix). Milieu du XIIIème siècle : ADA, 46 J 222

Transformation de l’ancien cimetière en jardin (1683) : G 248 (fol. 35)

Plans divers et dossiers aux ADA : 2 O 990 à 1006 (écoles, halle métallique de 1877, réparations à l’église de Saint-Paulin de 1902, cathédrale, eau…)

 

Quelques Célébrités :

Marie de Calages (née Puech): Femme de lettres (1623-1661); auteur de « Judith ou la délivrance de Béthulie: poème saint dédié à la Reyne » en 1660 (épopée en 9 livres de 136 pages écrite en 5020 vers alexandrins offert à Marie-Thérèse d’Autriche lors de son mariage avec Louis XIV). Texte de cette épopée: http://margot.uwaterloo.ca/regime/judith.pdf

– Jacques Vidal : astronome, né et mort à Mirepoix (30 mars 1747-2 janvier 1819). Avait installé dans sa maison natale un observatoire où il se fait connaître par ses découvertes. Étudie en particuliers la planète Mercure. A écrit la première notice historique sur Mirepoix (information de Martine Rouche).

– Gilbert Faure : Né dans le Lot en 1913, instituteur nommé dans l’Ariège, maire de Mirepoix de 1959 à 1981, député socialiste de 1962 à 1981 (remplacé par A. Bonrepaux) ; directeur de cabinet au ministère des Anciens Combattants. Il meurt à Mirepoix le 1er juin 2001

– Charles Vigarosy (mort le 1er février 1890) ; sénateur. Se fait remarquer, en 1882, en s’opposant au transfert de l’administration des affaires andorranes (qui se trouvait en Ariège) à la préfecture des PO

– Bertrand Clauzel : Maréchal né à Mirepoix le 12 décembre 1772 (mort le 21 avril 1842), député de l’Ariège en 1827 et en 1830, maréchal de France en 1831, gouverneur et commandant en chef en Algérie

– Escolier Raymond Dit Escholier. Ecrivain, conservateur de musées et maire de Mirepoix de décembre 1940 à janvier 1942  né en 1882; Ami du général de Gaulle ; mort le 19 septembre 1971. Parmi ses œuvres : « Cantegril », « Le Sel de la Terre », « Dansons la Trompeuse », « Le maquis de Gascogne »…

– Marie-Louise Pons-Tande, épouse de Raymond Escolier : 1876-1956. Écrit avec son mari des œuvres communes sans que son apparaisse (« Cantegril », « Dansons la Trompeuse »…)

– Ettori Jeanne : Née le 8 mai 1938 à La Bastide de Sérou, enseignante, maire de Mirepoix de 1984 à 1995 ; conseillère régionale depuis 1992

– Mercadier J.B. (1750-1618) : ingénieur de la province du Languedoc, il supervisa les travaux du pont de Mirepoix ; puis, chargé de missions à l’étranger. A écrit divers livres

_ Vigarosy A.B.: maire de Mirepoix, auteur de « Oswal ou la vengeance », « Fables », « Récréations poétiques »

– Pinet-Laprade J.M. Emile : Né à Mirepoix le 13 juillet 1822, polytechnicien, militaire, colonisateur et gouverneur du Sénégal; fondateur du port et de la ville de Dakar. Mort du choléra le 17 août 1869 à Saint-Louis du Sénégal; inhumé à Mirepoix.

– Pierre Poisson : originaire de Mirepoix, architecte du palais des papes en Avignon qu’avait fait venir Benoît XII (ex Jacques Fournier)

– Lévis-Mirepoix Antoine (duc de) : Bien que né à Léran le 1er août 1884, cet académicien historien et romancier est indissociable de Mirepoix où il fut maire par délégation spéciale durant la second guerre mondiale. Élu à l’Académie française le 29 janvier 1953 au fauteuil de Charles Maurras (Successeur : Léopold Sédar Senghor), il meurt le 16 juillet 1981. La Société Ariégeoise des Sciences Lettres et Arts lui doit sa relance en 1960 (car interrompue depuis la seconde guerre mondiale)

Œuvres de Antoine de LÉVIS MIREPOIX :

* 1973 Philippe Le Bel  (Librairie académique Perrin)

* 1973 La Guerre de Cent ans  (Albin Michel)

* 1971 Henri IV  (Librairie académique Perrin)

* 1969 L’attentat d’Anagni  (Gallimard)

* 1965 Le Ravisseur, pièce en 3 actes

* 1965 Le roi n’est mort qu’une fois  (Librairie académique Perrin)

* 1964 Que signifie “Le Parti des Ducs” à l’Académie  (Wesmael-Charlier)

* 1962 Grandeur et misère de l’individualisme français  (Librairie académique Perrin)

* 1961 Ferdinande, drame en trois actes

* 1955 Aventures d’une famille française  (La Palatine)

* 1955 La Tragédie des Templiers  (La Bonne Presse)

* 1947 Les trois femmes de Philippe Auguste  (Éditions de Paris)

* 1947 La France de la Renaissance (Grand prix Gobert)

* 1947 Les guerres de religion  (Fayard)

* 1943 Sainte Jeanne de France, fille de Louis XI  (Flammarion)

* 1937 La Politesse, son rôle et ses usages (en collaboration avec le comte Félix de Vogüé)  (Hachette)

* 1936 Le siècle de Philippe Le Bel  (Éditions de Paris)

* 1935 Le cœur secret de Saint-Simon  (Plon)

* 1934 Les campagnes ardentes, récit de guerre  (Plon)

* 1934 Vieilles races et temps nouveaux  (Maurice d’Hartoy)

* 1931 François 1er  (Le Livre contemporain)

* 1924 Montségur  (Albin Michel)

* 1922 Le seigneur inconnu  (Plon)

* 1922 Latouche Tréville à Naples

* 1920 Le nouvel apôtre

* 1917 Les Campagnes ardentes (récit de guerre couronné par l’Académie française),

* 1912 Le Papillon noir

* Le Baiser de l’Antéchrist, Le Voyage de Satan, Aventures d’une famille française, Le Cœur secret de Saint-Simon, Le Livre d’or des maréchaux de France, Le Conflit entre la papauté et le roi de France, Saint Louis, roi de France, La Guerre d’Espagne.

* Nombreux articles dans Historia, La Revue de France, Le Jour, L’Excelsior, Paris-Soir, La Revue de Paris, La Revue des Deux Mondes


François baby a émis l’hypothèse d’un Pierre Roger de Mirepoix, troubadour, auteur de la seconde partie de la « Chanson de la Croisade albigeoise », celle de « l’Anonyme », écrite en dialecte de Mirepoix (« Le comté de Foix, un pays et des hommes », Cl. Pailhès )

Notaires  (aux ADA):

Rouger Jean : 1654 à 1694

Rouger François : 1704 à 1739

Senesse Jean : 1593

1644 à 1674

Rouger Etienne : 1754 à l’An 13

Combes J.Paul-Germain : 1772 à 1814

Baille Geraud : 1739-1772

Baille Jean Antoine Barthélemy : 1176 à An 6

Dumas Antonin : 1613 à 1650

Dumas Joseph : 1652 à 1680

Pons Pierre : 1689 à 1701

Pons Jean : 1701 à 1732

Pons Raymond : 1733 à 1777

Pons J. P. : 1776 à 1806

Letu Guillaume : 1739 à 1783

Dufrene Pierre Gaston André : 1789 à 1825

Dufrene Etienne Louis Gaston : 1825 à 1879

Dufrene Louis Gaston : 1857 à 1864

Verrière Claude Ernest : 1865 à 1869

Riveslanges Marie Claude Omer Charles : 1870 à 1883

Benazet Gustave-Honoré: 1883 à 1825

Dupred Barthélemy: 1587 à 1615

Amiel Jean : 1617 à 1619

Larcher Claude : 1632 à 1635

Vidalat Guillaume : 1636 à 1665

Viadalat Jean : 1666 à 1705

Vidalat Jean – Antoine : 1706 à 1729

Vidalat Jean : 1741 à 1786

Avignon Pierre : 1787 à 1816

Avignon Joseph Dominique : 1816 à 1847

Escolier Marc Antoine : 1847 à 1864

Clavel Pierre Jean : 1863 à 1873

NB : Nombreuses archives à la mairie de Mirepoix et chez des particuliers…

 

Armoiries :

De gueules à un poisson d’or posé en fasce et un chef cousu d’azur chargé de trois étoiles d’or

    (Réalisation: Y.A. Cros)

D’azur, à un poisson d’argent, posé en fasce, et un chef cousu de gueules chargé de 3 étoiles d’or:

    (Réalisation: Y.A. Cros)

Reconnaissances féodales :

Mirepoix (Marquisat) : 1688-1729 = ADA 5 E 5597

Registres paroissiaux:   1ère date : 1597


(Étude : J.J. Pétris et Cl. Aliquot; participation d’Y.A. Cros)