Département de l’Ariège, Arrondissement de Foix, Canton de Vicdessos

 



Altitude : 752 / 2196 m

Longitude : 1° 28’ 33’’ E

Latitude : 42° 46’ 57’’ N

 

(Carte: Conseil Général de l’Ariège)

Surface : 3169 ha

 


Démographie :

1806 : 1132

1851 : 1387

1856 : 1267

1901 : 1028

1921 : 689

1946 : 275

1968 : 100

1982 : 165

1990 : 66

1999 : 103


« Such » (1182 ; «  Succols et Sentenac » (1272) ; « Succo » (1385)


Étymologie : Suc : du provençal « suc » (tête) ?

(Collection Gérard Lafuente)



Approches historiques :

La commune, comme son nom l’indique est composée de deux villages distincts (Suc et Sentenac), mais toujours mentionnés ensemble.

En mai 1182, la moitié de Sentenac et de Suc sont donnés en fief par Roger-Bernard, comte de Foix et Raymond-Roger, son fils, à Porcel et à Arnaud de Quiè (et appartiendra à cette seigneurie)

1er novembre 1232 : « vente faite par Jacques de Quier, chevalier, à Roger Bernard et Ermengarde, comte et comtesse de Foix, du village de Sentenac, dans la vallée de Sos »

Lors du conflit entre le comte de Foix et le roi de France, en 1272, Suc et Sentenac sont confirmés comme faisant partie du Comté de Foix.

Le dénombrement réalisé en 1390 donne 11 feux qui sont vassaux directs du comte de Foix pour Sentenac et 90 pour Suc (dont 62 aux hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem de Capoulet). Cette dernière localité était donc très importante.

 

1445 : à la châtellenie de Vicdessos

Quant au religieux, Suc (avec Saleix et Orus) forme une même paroisse à la fin du moyen âge.

Sentenac est une annexe de la paroisse de Suc (dédiée à Saint Georges)

 

Cassini : un moulin entre les deux villages


1807 : la commune connaît la renommée par la capture de la « Folle des Pyrénées » par des habitants et la garde Nationale (elle est enfermée, dans un premier temps dans le presbytère). Elle mourra au château de Foix sans connaître avec certitude son parcours et son identité.

 

Pour l’anecdote, Chevalier mentionne qu’en 1810, 125 paysans de Suc, en Vicdessos, qui faisaient de la contrebande pour le compte d’un marchand de Vicdessos, affrontèrent les douaniers

Martinet à un feu et un marteau à Laprade, sur le ruisseau de Suc, avec une trompe, à coté de la forge (XIXème)

Ecole de Suc construite en 1893-1894

 

En 1896, Sentenac comporte 66 maisons, 63 ménages pour 280 habitants alors que Suc comporte 166 maisons, 157 ménages pour 564 habitants.

Au début du XXème siècle, 5 instituteurs y exercent (dont un aux Bordes)

Sources ferrugineuses importantes.

Durant la seconde guerre mondiale, il y aurait eu un terrain de parachutage au dessus de Suc et Sentenac qui aurait servi une fois : il s’agissait, pour les Anglais, de donner quelques armes aux passeurs…

17/12/2004 : un avion militaire CASA-CN 235 n° 43F- R.A.I.A. s’écrase près du pic du Pioulou (1800m d’alt.) : 7 morts (A Suc : stèle de granit sur la place du village ; une autre plaque commémorative est scellée au pic du Pioulou)


 La commune se trouve dans le périmètre du Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises

Administrativement, la mairie se trouve à Suc




Patrimoine :

Église Saint Maurice de Suc

                                 


Église Saint Georges de Sentenac

Antependium (à l’église) en cuir peint et doré : 18ème 


Centre de Montagne PEP (classes de découvertes)

Rues pavées 

Traouc des Coumettes (découvert en 1973 ; profondeur : – 100 m) 


Croix à fleur de lys à la Fount de Naout (date : 1624)

Site du Port de l’Hers

Auge pour peler les cochons


 




Célébrités :

– Patrie de Joseph Dengerma (1904-1978), poète félibrige et historien :

 « Sabots contre bottes », Pamiers, 1957 ; « les cocoricos », 1958 ; « Ces princes qui nous gouvernent », 1962 ; « Aux estivants et autres », 1963 ; « Les fossoyeurs de l’Ariège », 1969

« Les princes du peuple », 1976 ; « Les ariégeois sont-ils des veaux ? », 1977…

 

– Jean Nayrou : Né le 3/12/1914 à Esplas de Sérou ; DCD le 6/2/1983

Instituteur, maire de Suc et Sentenac de 1953 à 1965, conseiller général de Vicdessos de 1945 à 1982 ; puis de La Bastide de Sérou, sénateur de l’Ariège en 1955 jusqu’en 1980 (remplacé par Germain Authié en septembre 1980)

 – Le fils de Jean Nayrou, Henri, né le 21 novembre 1944 à Suc et Sentenac, est député de l’Ariège depuis 1997

 

 

Pour en savoir plus…

« Suc et Sentenac », J. Dengerma, 1934

« Suc et Sentenac : histoire d’un coin des Pyrénées », J. Dengerma, 1939

« Croquis de mon village » (quatre tomes), J. Dengerma, 1964

« Vallée de Sos, histoire d’un moulin et d’une chèvre blanche » par Joseph Denjerma, 1961

« Tarascon et son canton : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2002

« De Tarascon à Vicdessos : d’un siècle à l’autre », Roger Latour, 2004

« Historique et dynamique du paysage forestier de la vallée de Suc et Sentenac », Izard V., UTM, 1989

 

« Vie et fin déplorable de Mme de Budoy trouvée en janvier 1814 entièrement nue et vivante sur les hautes montagnes du canton de Vicdessos ». Paris, G. Mathiot, 1817, 2 vol. 279 P; et 264 P.

 « Madame de… qui vivait nue parmi les ours, au sommet des monts perdus… », Ch. Bernadac1984

«Spéléoguide Ariège Pyrénées », T. 1 de Flo Guillot et Phil Bence, 2004

BSA 1983

 

Église Saint Jacques : Réparations : 583 livres 17 sols, 1781 : ADA, G 13

Église de Saint Laurent de Suc :

Ordonnance, s.d : ADA, G 58

Ordonnance du 19 novembre 1671 : ADA, G 235 n° 79

Ordonnance de novembre 1707 : ADA, G 59

Fruits décimaux levés au nom du chapitre Saint-Sernin de Toulouse dans les paroisses de Suc et Sentenac (13 juin 1668) : ADA, G 235 (78)

Ordonnance épiscopale consécutive à la visite de Suc (19 octobre 1671) : ADA, G 235 (79)

Église Saint Georges : Visite du 27 juin 1677 : ADA, G 58

Plans divers et dossiers aux ADA : 2 O 1691 à 1698 (écoles, eau, églises…)

 

 

Registre de catholicité le plus ancien : 1662

 

(Étude : J.J. Pétris; Merci pour sa participation à Gérard Lafuente)