Département de l’Ariège, Arrondissement de Pamiers, Canton de Pamiers Est


Altitude : 270 / 383 m

Longitude : 1° 44’ 08’’ E

Latitude : 43° 04’ 42’’ N

(Carte: Conseil Général de l’Ariège)

Démographie

Approches historiques

Patrimoine

Pour en savoir plus…

Surface : 381 ha

Démographie :

1806 : 183

1851 : 237

1856 : 230

1901 : 201

1921 : 184

1946 : 145

1968 : 152

1982 : 147

1999 : 189

2006: 210

« Eissart » en occitan : terre récemment défrichée

 Nom des habitants : issardens et Issardennes



Approches historiques :

La seigneurie de Les Issards (en Ariège) était compris dans le paréage de Mirepoix conclu avec le roi de France, Charles VI, et Roger Bernard de Lévis 1er, seigneur de Mirepoix (23 janvier et 14 mars 1390).

Jacques de Madron, seigneur des Issards épouse en 1564 Anne du Bousquet…

Pour l’anecdote : Parmi les guérissons enregistrées au moment des apparitions de Celles, l’une d’elles est attribuée à une personne des Issards (Michel Courdeil)

   

Au début du XXème siècle, un instituteur y exerce pour Les Issards, la Guinguette, le Pinier, Maurac

NB : La commune de Les Issarts faisait partie de l’arrondissement de Pamiers en 1801 ; puis passe à celui de Foix en 1926 ; enfin dans celui de Pamiers en 1942

 

Patrimoine

Monument aux morts inauguré au cimetière en 1997 (mais plaque dédiée aux soldats morts et fixée sur le mur intérieur de la nef de l’église paroissiale)

Église dédiée à sainte Colombe du 17/18ème : Restauration en 1950

L’église : Bénitier de 1641. Fresques de Nicolas Greschny A droite, les scènes de l’Ancien Testament, à gauche, celles du Nouveau Testament. Sous ces scènes, le chemin de Croix. Dans le coeur, la vie de Sainte Colombe, patronne de la paroisse et au dessus de l’autel, le Christ et ses apôtres. Nombreuses sont les églises que Nicolas Greschny a peintes en Auvergne et dans les Pyrénées. Décédé en 1985, son fils Michel maintient la tradition ancestrale de Greschny, peintres d’icônes depuis cinq cents ans. Nicolas Greschny était né en Russie en 1912. Il fuit son pays à l’âge de cinq ans pour l’Allemagne, puis vient à Toulouse en 1940, avant de s’installer définitivement à la  » Maurinie « , dans le Tarn (Haut Lieu de l’Art).

Compléments :

Peintures sur crépi adapté sur tous les murs intérieurs de Greschny (beaucoup de symboles).

Selon Martine Rouche : ces fresques rappellent les églises grecques et byzantines par sa coupole avec figure de la « Théotokos », la Mère de Dieu.

Une fresque ferait référence aux camps de concentration (au dessus des plaques Monument aux morts). Cependant, selon Cl. Aliquot, Conservateur: « Il n’y a aucune relation voulue par le peintre des peintures murales, Nicolaï Greschny, entre l’exode des Macabées (scène de l’Ancien Testament) et la déportation de la dernière guerre mondiale »







Dans l’angle du fond (à gauche) : un autoportrait avec des gens du village qui l’ont aidé

Signature de Greschny : derrière l’autel…



Pour en savoir plus…

Réparations à l’église Sainte Colombe, 9 avril 1660 : ADA, G 86, f° 231

Ordonnance de visite du 4 septembre 1670 : ADA, G 58

Ordonnance de visite du 7 janvier 1673 : ADA, G 58

Réparation à l’église, 30 mai 1732 : ADA, G 31 et G 91 folio 42 (réparations du clocher)

Réparations à l’église, 7 juin 1771 : ADA, G 94, f° 100

Réparations à la couverture du chœur de l’église des Issards (13 février 1722) : G 90 Fol. 146

Cadastre des Issards (1751-1754) : 8 J 14

Plans divers et dossiers: ADA 2 O 724 à 726 (école, restaurations à l’église,…)


Terriers
 : 1728, 1852

Registre paroissial le plus ancien : 1604



(Étude : J.J. Pétris et Cl. Aliquot)